L'immortalité numérique passe rapidement du domaine de la science-fiction à une réalité prévisible. Les projets de numérisation de la conscience humaine —menés, bien entendu, sur une base exclusivement volontaire— ne semblent plus être un fantasme du futur lointain.
Capturer l'essence humaine
Aujourd'hui, nous assistons à des développements prometteurs de dispositifs compacts conçus pour capturer en continu les réactions, pensées, raisonnements et émotions d'une personne en temps réel. Le traitement d'un volume aussi colossal de données sensibles nécessite des capacités analytiques de pointe.
Le dilemme majeur : le clone est-il nous-mêmes ?
De telles technologies posent inévitablement à l'humanité une profonde question éthique et philosophique : un clone numérique est-il vraiment « nous » ? Si un réseau neuronal gère cet avatar en stockant nos souvenirs, nos modes de pensée et nos expériences émotionnelles, il devient pratiquement indiscernable de l'original.
Un avenir déjà proche
Selon nos estimations, des services commerciaux de numérisation de la conscience de haute précision pourraient apparaître sur le marché d'ici 5 à 10 ans. À mesure que les limites physiques s'estompent, la demande pour la préservation numérique de la personnalité connaîtra une croissance exponentielle. La question n'est plus de savoir si l'immortalité numérique est possible, mais avec quelle sécurité et quelle éthique nous pourrons la mettre en œuvre.